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8 octobre 2019

Une hausse des signalements à la DPJ

Dans la dernière année, le nombre d’enfants qui ont fait l’objet d’un signalement et qui ont besoin de protection ne cesse d’augmenter. Les signalements traités en Outaouais ont connu une hausse de 7 %. Au Québec, on parle d’une hausse de 10 %. C’est ce qui a été annoncé le 25 septembre lors du dévoilement du bilan annuel de la DPJ.

Jordan Maheu , pigiste

Lors de la dernière année, les cas de signalements traités en Outaouais ont connu une hausse de 7 % (photo: Pixabay).
Lors de la dernière année, les cas de signalements traités en Outaouais ont connu une hausse de 7 % (photo: Pixabay).

En Outaouais, 6 550 signalements ont été traités comparativement à 6 100 signalements l’année dernière. Au Québec, c’est un total de 105 644 cas de signalements qui a été traité au cours de la dernière année. La directrice de la protection de la jeunesse du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), Colette Nadeau, explique entre autres cette hausse par l’augmentation de la maltraitance et de la négligence ainsi que par un meilleur dépistage de la part la population.

« Plus les gens sont conscients des situations et des besoins des enfants, c’est certain que ça l’amène une augmentation des signalements », a-t-elle dit.

Selon Colette Nadeau, la tragédie de la fillette de Granby au printemps dernier peut également avoir contribué à cette hausse.

Mieux vaut prévenir que guérir

Cette dernière est d’avis qu’il est primordial de prévenir de possibles situations de détresse chez un enfant en offrant une meilleure accessibilité aux services. Ainsi, il devient plus rapide et efficace de dépister des jeunes en difficulté. Une meilleure accessibilité aux services permettrait de diminuer les cas de signalements, parce que la situation serait prise en main « avant qu’elle prenne de l’ampleur et qu’elle soit de plus en plus difficile à régler ».

« À tous les niveaux, il faut augmenter l’accessibilité aux services pour agir de façon précoce et faire en sorte qu’on évite la maltraitance et de ce fait là les signalements », a expliqué Colette Nadeau.

Le bilan annuel démontre d’ailleurs que la majorité des signalements d’enfants en détresse provient des employés de différents organismes. À ce propos, Colette Nadeau souligne l’importante collaboration entre la DPJ et le Centre d’amitié autochtone.

« On essaie d’établir des services en amont avec le Centre d’amitié autochtone qui est un facteur important de réponse aux besoins et d’offre de service pour cette communauté-là. Le Centre d’amitié autochtone contribue de façon très positive à améliorer l’accessibilité aux services pour faire en sorte qu’il y a éventuellement moins de signalements pour les communautés autochtones », a-t-elle affirmé.

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Jordan Maheu , pigiste

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