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5 octobre 2019

Poissons morts dans la rivière des Outaouais

Énergie Brookfield (Evolugen) et Énergie La Lièvre S.E.C. reçoivent l’ordonnance du ministre

Suite aux épisodes de poissons morts dans la rivière des Outaouais, Benoit Charrette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, a transmis, à la fin du mois de septembre dernier, une ordonnance à Énergie La Lièvre S.E.C. et à Services Énergie Brookfield.

Kathleen Godmer , Journaliste

Suite aux épisodes de poissons morts, une ordonnance, venant du gouvernement du Québec, a été transmise Énergie La Lièvre S.E.C. et à Services Énergie Brookfield (photo : Pixabay).
Suite aux épisodes de poissons morts, une ordonnance, venant du gouvernement du Québec, a été transmise Énergie La Lièvre S.E.C. et à Services Énergie Brookfield (photo : Pixabay).

C’est suite au dépôt d’un avis préalable en août dernier et en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement que le gouvernement du Québec a officiellement transmis l’ordonnance.

Celle-ci exige que soient mises en place plusieurs actions en vue de corriger la situation. Énergie La Lièvre S.E.C., qui est propriétaire des installations, et Services Énergie Brookfield, exploitant de la centrale hydroélectrique Masson, se doivent donc de passer à l’action pour limiter les risques de mortalité des poissons.

Exigences

Le ministre Charrette a ordonné que l’exploitation de la centrale soit faite de façon à limiter les risques de sursaturation en gaz dissous dans l’eau rejetée dans la rivière du Lièvre. Une surveillance rigoureuse de la situation devra être faite en continu et pour ce, une sonde de mesure de saturation de gaz dissous devra être installée pour veiller au suivi. Le ministère devra aussi être rapidement informé de tout niveau de saturation qui dépasserait les limites dangereuses pour l’environnement.

Les entreprises se devront aussi d’engager un expert afin d’effectuer une étude pour documenter les conditions d’exploitation de la centrale Masson et du barrage Rhéaume qui pourraient être responsables de la situation.

On demande aussi que cette étude soit déposée au ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC). Il devra y être inclus des recommandations sur les mesures et modalités permanentes d’exploitation, identifiées par l’expert. Recommandations qui limiteront les risques et qui devront être appliquées et respectées.

Pour compléter et appuyer l’ordonnance, une enquête pénale mise en place par le MELCC a débuté. Elle a pour but de déterminer si on intentera des poursuites en lien avec l’exploitation de la centrale hydroélectrique Masson.

Évolution positive de la situation

Le ministre Charrette a expliqué dans son communiqué que « les exploitants de l’usine s’étaient jusqu’à présent montrés collaboratifs avec les autorités », il a aussi mentionné qu’il était confiant pour la suite des choses.

Du côté d’Énergie Brookfield, maintenant devenu Evolugen, la porte-parole Vanessa Pilotte a expliqué : « Depuis la mi-août, nous surveillons la rivière en continu à l’aide de caméras ainsi que dans nos processus opérationnels quotidiens. La sonde de mesure de gaz dissous a été commandée en août et devrait arriver cette semaine. Nous sommes prêts à l’installer dans l’immédiat et elle sera monitorée en continu elle aussi. Maintenant que l’ordonnance officielle a été émise, nous allons procéder avec l’embauche d’un expert et l’étude. Comme mentionné à tous, le mois dernier, nous cherchons encore à comprendre tous les éléments en cause dans ce phénomène exceptionnel et à nous faire un portrait complet de toutes les perspectives des différents intervenants qui viennent vers nous ».

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Kathleen Godmer , Journaliste

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