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25 septembre 2019

Symposium d’Art in-Situ de Val-des-Bois

Une sixième œuvre d’art public en Outaouais signée Denis Marceau

Une fois de plus, l’artiste originaire de Denholm, Denis Marceau, est fier de représenter la Vallée-de-la-Gatineau à l’extérieur de celle-ci grâce à une de ses œuvres. C’est la municipalité de Val-des-Bois qui accueille désormais sa sixième œuvre d’art public en Outaouais intitulé « Remous du temps ».

Jordan Maheu , pigiste

Sur la photo, on peut voir la projection par ombrage de l’animation des draveurs de la vallée de la rivière du Lièvre et de la vallée de l’Outaouais sur la lame vierge (photo: gracieuseté – Denis Marceau).
Sur la photo, on peut voir la projection par ombrage de l’animation des draveurs de la vallée de la rivière du Lièvre et de la vallée de l’Outaouais sur la lame vierge (photo: gracieuseté – Denis Marceau).

Du 31 août au 8 septembre, Val-des-Bois accueillait la 4e édition du Symposium d’Art in-Situ. Ce sont neuf artistes professionnels qui ont créé huit œuvres sculpturales, devant public, sous le thème « l’énergie de la Lièvre ». Ce thème fait référence à l’énergie, sous toutes ses formes, qui caractérise la vallée de la rivière du Lièvre.

Tous les jours, les artistes déployaient leur savoir-faire et leur énergie dans la confection de leurs œuvres. Plus de 200 citoyens et visiteurs ont eu la chance d’échanger avec les créateurs et ont même prêté main-forte à certains d’entre eux.

« Remous du temps »

Denis Marceau y a créé une œuvre intitulée « Remous du temps ». Il s’agit d’une installation monumentale mettant en scène le roc solide, le granite, contre une puissance de frappe à première vue inoffensive, l’eau.

Celle-ci est représentée par la disposition des lames qui simulent deux vagues créant un mouvement de perpétualité.

En plus de symboliser l’eau, les lames de scie à ruban en forme de pellicule racontent en animation l’histoire des draveurs de la vallée de la rivière du Lièvre et de la vallée de l’Outaouais. L’animation est découpée au plasma et la lumière du soleil projette son ombrage sur la lame vierge.

Comme l’explique l’artiste, plusieurs lectures peuvent être tirées de l’œuvre.

« En arrière de la pierre monolithe, j’ai des peintures rupestres. Ce sont des pictogrammes autochtones que j’ai reproduits du rocher Manitou au lac Simon qui est dans la vallée de la Lièvre. J’ai reproduit ça derrière la pierre pour donner le ton du thème du nom de la rivière parce que c’est autochtone. C’est le Grand Lièvre qui est représenté avec ça. C’est un côté que l’on peut quasiment dire archéologique. C’est une des cinq lectures que l’on peut faire en analysant l’œuvre. »

Depuis 1981, Denis Marceau a créé cinq œuvres d’art public en Outaouais. « Remous du temps » est la sixième. Il a réalisé sa première œuvre d’art public en 1981 au cégep de l’Outaouais, jadis connu sous le nom de cégep de Hull, dans le cadre du passage des Jeux du Québec.

Sur la photo, Denis Marceau peinturant des pictogrammes autochtones représentant ceux du rocher Manitou au lac Simon (photo: gracieuseté – Denis Marceau).
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Jordan Maheu , pigiste

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