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12 juin 2019

Pénurie de main-d’œuvre

«Aujourd’hui, si quelqu’un veut travailler, il y en a de l’emploi», dit Sophie Beaudoin

Une enquête sur la main-d’œuvre réalisée en 2018 par la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) a démontré que près de la moitié des entreprises de la Vallée-de-la-Gatineau jugent que le recrutement des employés est difficile en raison du manque de main-d’œuvre et de candidatures. Le Carrefour jeunesse emploi (CJEVG) confirme cette rareté de la main-d’œuvre et elle assure que plusieurs emplois sont disponibles dans la Vallée-de-la-Gatineau.

Jordan Maheu , pigiste

Le Carrefour jeunesse emploi de la Vallée-de-la-Gatineau confirme une rareté de la main-d’œuvre et assure qu’une soixantaine d’emplois sont disponibles dans la région (photo: Jordan Maheu – Le Choix Vallée-de-la-Gatineau).
Le Carrefour jeunesse emploi de la Vallée-de-la-Gatineau confirme une rareté de la main-d’œuvre et assure qu’une soixantaine d’emplois sont disponibles dans la région (photo: Jordan Maheu – Le Choix Vallée-de-la-Gatineau).

«Depuis un an et demi, on a énormément de postes ouverts. Ça joue entre 60 et 80 offres d’emploi par mois. […] Aujourd’hui, si quelqu’un veut travailler, il y en a de l’emploi», a affirmé la directrice du Carrefour jeunesse emploi de la Vallée-de-la-Gatineau, Sophie Beaudoin.

L’agente d’accueil, d’intégration et de rétention de Complicité Emploi Vallée-de-la-Gatineau, Mélanie Marchand, a d’ailleurs précisé la hausse marquée des offres d’emplois dans la région.

«Il y a deux ans, il y avait une vingtaine d’offres d’emploi par mois. On est rendu dans la soixantaine!», a ajouté Mélanie Marchand.

Au fil des ans, la rareté de la main-d’œuvre a même modifié les démarches de recherche des employés du CJEVG. Aujourd’hui, autant des employeurs que des employés demandent de l’aide au CJEVG.

«Ce qui est nouveau, c’est que les entreprises sont à la recherche de personnel. Puis présentement, il y a tellement d’offres d’emploi que ce sont les entreprises qui nous appellent. Avant, on les découvrait dans le journal!», a expliqué Sophie Beaudoin.

À l’approche de l’été, plusieurs postes saisonniers devraient être pourvus et les offres d’emploi devraient diminuer, mais tout de même se stabiliser aux alentours de la soixantaine.

Le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre

Selon l’enquête de la SADC, les entreprises de la région sont confrontées à deux enjeux principaux, soit le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre ainsi que la relève de la direction. Pour favoriser la rétention de la main-d’œuvre, les entreprises ont recours à une panoplie de pratiques, dont principalement offrir une rémunération concurrentielle, partager l’information de façon transparente et soutenir la conciliation travail-famille.

La directrice du CJEVG, Sophie Beaudoin, a souligné à ce sujet qu’avec les multiples choix à la disposition d’un employé, celui-ci est porté à chercher le lieu de travail idéal où il se plaira.

«Quand un employeur traite bien ses employés, il a plus de chance de les garder plus longtemps. C’est une culture d’emploi qu’on a à développer. Il faut qu’on en parle dès le jeune âge, un peu comme la persévérance scolaire», a affirmé Sophie Beaudoin.

La relève de la direction

La même enquête mentionne que près du tiers des propriétaires prévoient quitter leur poste au cours des cinq prochaines années, mais ils font face à des défis particuliers, notamment le fait de ne pas avoir de relève.

Seulement 12% des propriétaires seraient avancés dans leur processus de relève ou ont déjà trouvé une relève. C’est deux fois plus chez les propriétaires de longue date.

Conséquences de la rareté de la main-d’œuvre

Les conséquences de la rareté de la main-d’œuvre sont multiples. Les employés doivent notamment travailler davantage d’heures et l’entreprise se doit de refuser différents contrats ou commandes.

Pour pallier cette pénurie, les entreprises de la région prennent de nombreuses mesures comme augmenter les salaires, embaucher des travailleurs moins qualifiés, plus jeunes ou retraités.

Toutefois, selon la directrice du CJEVG, les entreprises de la région réussissent à subsister contrairement à d’autres commerces à travers le Québec.

«Comme c’est là pour ce qui est de la Vallée-de-la-Gatineau, je n’ai pas vraiment vu qu’une entreprise a fermé ses heures de travail par manque d’employés. Pour le moment, je dirais que les gens se débrouillent avec le personnel disponible», a affirmé la directrice du Carrefour jeunesse emploi de la Vallée-de-la-Gatineau, Sophie Beaudoin.

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Jordan Maheu , pigiste

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