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15 mai 2019

Appelé à démissionner par quatre conseillers

Le maire de Déléage répond aux critiques

Alors que quatre conseillers lui ont publiquement reproché un manque de bienséance et d’abus de pouvoir, le maire de Déléage, Raymond Morin, dit que «les quatre conseillers ont agi anormalement». Il regrette que ces derniers aient rendu leur demande publique aussi rapidement sans lui en faire part.

Jordan Maheu , pigiste

Le maire de Déléage, Raymond Morin (photo: gracieuseté – MRC de la Vallée-de-la-Gatineau).
Le maire de Déléage, Raymond Morin (photo: gracieuseté – MRC de la Vallée-de-la-Gatineau).

«Quand tu as un comité de relation humaine et que tu as des problèmes internes, tu devrais les régler à l’interne. […] Au lieu de sortir ça publiquement, les conseillers auraient dû m’en parler. Si tu ne parles pas, tu ne t’entendras jamais», a mentionné Raymond Morin.

Accusé de faire de l’ingérence dans le travail des conseillers et de la direction générale, M. Morin affirme ne pas avoir la même définition du mot «ingérence».

«Je ne peux pas rester les bras croisés s’il n’y a personne pour diriger le personnel. Ma compréhension de l’ingérence est lorsqu’on fait l’ouvrage d’une autre personne, mais lorsqu’il n’y a pas personne je ne pense pas que c’est de l’ingérence», a mentionné Raymond Morin.

Un «bon maire»?

À ce propos, le maire Morin a répondu que, sans lui, la Municipalité de Déléage serait déjà sous tutelle.

«Ils disaient qu’il n’y avait plus d’employé-cadre en poste. Ils devraient se poser la question du pourquoi derrière la bonne santé de la municipalité. Est-ce c’est possible qu’une seule personne aurait dirigé la municipalité? Si c’est ça, je dois être un bon maire», a mentionné Raymond Morin.

Il explique les nombreux changements de personnel au poste de la direction régionale en raison du fait que le poste affiché devait être par intérim. Sandra Bélisle a été embauchée de façon permanente à ce poste au début de la semaine du 12 mai. Raymond Morin se dit «confiant que ça va bien aller».

«Étant donné que M. Gagnon était en congé de maladie, on ne pouvait pas engager quelqu’un comme permanent, il fallait donc engager quelqu’un par intérim», a souligné Raymond Morin.

Le maire affirme avoir travaillé davantage pour maintenir la «bonne santé» de la municipalité.

«À Déléage, les factures sont payées à date et la marge de crédit est très basse. On a été retardé un petit brin avec les inondations, mais on est quand même à jour. […] La municipalité est en santé parce que tous les postes libres que j’ai remplacés, on ne payait pas. Je faisais ça gratuitement», a-t-il expliqué.

M. Morin est d’avis que chacun à droit à son opinion, autant les conseillers que lui-même.

«Lors des assemblées, j’ai tout le temps répondu à toutes les questions, je me suis même fait reprocher de répondre trop vite. Si je sais la réponse, je ne jonglerai pas pour répondre. Ç’a tout le temps bien été. Pour les conseillers, je les ai tout le temps laissé parler et s’ils n’étaient pas dans le bon chemin, je donnais mon opinion», a affirmé Raymond Morin.

En contact avec le ministère

La Municipalité de Déléage est en contact avec le ministère des Affaires municipales depuis plusieurs mois.

«Ça fait des mois que je suis en contact avec Evelyn Gauthier (directrice régionale du ministère des Affaires municipales pour la région de l’Outaouais). Je parlais pratiquement avec elle une fois par semaine pour faire l’état de la situation», a dit Raymond Morin.

Le maire de Déléage affirme que la présence du ministère des Affaires municipales n’engendra pas de coûts supplémentaires aux contribuables.

«Ma compréhension de l’ingérence est lorsqu’on fait l’ouvrage d’une autre personne, mais lorsqu’il n’y a pas personne je ne pense pas que c’est de l’ingérence.» – Raymond Morin, maire de Déléage

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Jordan Maheu , pigiste

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