Partager:
15 mai 2019

Fermeture pour l’été 2019

Le Centre d’interprétation de Maniwaki est en mode survie

Le Centre d’interprétation de la protection de la forêt contre le feu de Maniwaki sera fermé pour la saison estivale 2019 en raison de la contamination du bâtiment patrimonial l’abritant. La visite du remorqueur «Pythonga» et les randonnées en rabaska dans les rivières Désert et Gatineau seront quant à elles toujours disponibles aux visiteurs.

Jordan Maheu , pigiste

Le Centre d’interprétation de la protection de la forêt contre le feu de Maniwaki (photo: Jordan Maheu – Le Choix de la Vallée-de-la-Gatineau).
Le Centre d’interprétation de la protection de la forêt contre le feu de Maniwaki (photo: Jordan Maheu – Le Choix de la Vallée-de-la-Gatineau).

De nombreuses infiltrations d’eau survenues au cours des dernières années par le toit, mais également par le sous-sol, ont contaminé le bâtiment et ainsi forcé la Ville de le fermer jusqu’à sa décontamination.

«On espère que d’ici l’été prochain, le bâtiment patrimonial soit décontaminé et qu’on enclenche le processus de réouverture», a affirmé le directeur général du Centre d’interprétation de la protection de la forêt contre le feu, François Ledoux.

Le bâtiment patrimonial est la propriété de la Ville de Maniwaki et celle-ci fournissait gratuitement le bâtiment au Centre d’interprétation.

Afin de les protéger contre l’humidité, l’eau et le froid, plusieurs archives du Centre d’interprétation sont temporairement entreposées au Centre régional d’archives de l’Outaouais à Gatineau.

En plus du Centre d’interprétation, la tour d’observation voisine au musée sera aussi fermée pour la saison estivale 2019.

D’autres options pour les visiteurs

L’offre du musée est plus variée que seulement la visite du musée et de la tour d’observation. Une visite d’un ancien bateau de drave, le remorqueur «Pythonga», et des randonnées en rabaska sur les rivières Désert et Gatineau sont également au programme des activités. La corporation du Centre d’interprétation s’occupe aussi du circuit patrimonial de Maniwaki, du parc du Draveur et du parc du remorqueur Imelda.

«La situation actuelle, c’est que l’on continue nos activités. Les seules choses qui ne se feront pas sont la visite du Centre d’interprétation et la montée dans la tour d’observation. Pour la visite du remorqueur Pythonga et les randonnées en rabaska, ils sont à l’horaire habituel. Étant donné que la Ville de Maniwaki maintient son financement pour cette année, ça nous assure que l’on finit la saison», a précisé François Ledoux.

À partir du 13 juin et ce jusqu’au 25 août, le remorqueur «Pythonga» sera disponible à accueillir des visiteurs. Les visites se feront du jeudi au dimanche de 10h à 17h. Ayant été ralentie par la crue des eaux, l’ouverture des randonnées en rabaska a été retardée au début juin.

Situation financière précaire

Avant même la fermeture du bâtiment patrimonial, le Centre d’interprétation avait une situation financière précaire à la suite de la cessation d’aide financière du ministère de la Culture et des Communications.

Pour le moment, c’est la Ville de Maniwaki qui subventionne majoritairement le Centre d’interprétation. Un projet d’exposition de photos avec la Bibliothèque et archives nationales du Québec (BAnQ) est aussi une source de revenu année après année. Le tournoi de golf annuel conjoint avec la Fondation Santé de la Vallée-de-la-Gatineau contribue également au financement, en plus de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

Des démarches ont été entamées avec des compagnies forestières de la région afin d’obtenir davantage d’aide financière. Le député provincial de la circonscription de Gatineau, Robert Bussière, a aussi été mis au fait de leur situation financière précaire, mais le Centre d’interprétation est toujours sans réponse.

Des coupures ont eu lieu depuis la cessation d’aide financière du ministère. Le Centre d’interprétation ne fait plus de publicité. Les heures du personnel ont été réduites de 40 heures à 30 heures par semaine. Aucune association n’est établie avec Tourisme Outaouais ou la Chambre de commerce de la Vallée-de-la-Gatineau. Après avoir perdu leur secrétaire, Francois Ledoux et son équipe ont aussi pris la décision de ne pas embaucher une remplaçante. Au total, ces coupures ont permis de sauver près de 30 000$ selon M. Ledoux.

«Avec les coupures réalisées et si la Ville maintient son financement, il est possible que le Centre d’interprétation survive jusqu’à la décontamination du bâtiment patrimonial», a mentionné le directeur général du Centre d’interprétation.

Afin de garder la tête au-dessus de l’eau, le Centre d’interprétation a tenté de devenir un Centre d’archives régionales étant donné que le musée a un peu plus de 12 000 photos sur l’histoire de la région. Toutefois, il est impossible pour le Centre d’interprétation de devenir un Centre d’archives régionales parce que le bâtiment patrimonial ne répond pas aux critères du ministère.

François Ledoux et son équipe vont tout faire pour assurer la survie du Centre d’interprétation pour l’été, mais le futur du musée reste un mystère.

«Présentement, on est vraiment en recherche de financement pour boucler l’année. On va être capable de s’en sortir pour cette année, mais l’année prochaine on verra. Ma priorité est de réaliser nos projets de cette année. À l’automne, on évaluera où on est rendu», a dit François Ledoux.

Partager:

Jordan Maheu , pigiste

  • Courriel

À ne pas manquer