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1 mai 2019

Les lignes sont tendues pour la pêche au financement

Grand-Remous injecte 30 000$ pour les 7 km du sentier de la Montagne

La Municipalité de Grand-Remous investit 30 000$ pour la construction d’un sentier récréatif de 7 km qui longera la Rivière Gatineau à partir du chemin Lamoureux. Le projet qui reçoit l’appui du Pôle d’excellence en Récréotourisme de L’Outaouais (PERO) exigera au moins 130 000$ d’investissement. La recherche de financement se poursuit pendant que le tracé final est en attente de la fonte des neiges.

Hélène Desgranges , pigiste

Grand-Remous est en bonne voie d’aménager un sentier récréatif de 7 km le long de la rivière Gatineau (photo: Pixabay).
Grand-Remous est en bonne voie d’aménager un sentier récréatif de 7 km le long de la rivière Gatineau (photo: Pixabay).

Ces 7 km de sentiers récréatifs viendront s’ajouter au projet entrepris il y a trois ans et qui vise à relier tous les sentiers pédestres de la MRC Vallée-de-la-Gatineau (MRCVG).

Cette fois, c’est Grand-Remous qui aura l’occasion de voir son territoire enrichi de ces sentiers après Blue Sea, Messine, Lac-Ste-Marie, qui font partie du réseau des neuf sentiers déjà réalisés ou en voie d’être terminés.

Dans ce projet, chaque municipalité doit injecter de 20 à 25% du financement afin d’assumer les coûts de construction. Grand-Remous a donc choisi d’investir 30 000$ pour assurer la pérennité du projet. Les travaux débuteront cet été selon l’information recueillie auprès du conseiller municipal de Grand-Remous, Gilles Richard qui souligne aussi l’embauche d’un employé étudiant d’été dédié au projet.

Retenir les gens pour plus qu’un plein d’essence

Les premiers utilisateurs visés par le projet sont les résidents de la municipalité qui trouveront, avec ces sentiers, un endroit de qualité pour bouger. Le PERO est donc partenaire du projet afin d’assurer que des standards élevés seront respectés lors de la construction des sentiers.

Comme autres utilisateurs, le projet souhaite faire une différence entre un touriste qui passe et ne fait qu’arrêter mettre de l’essence à Grand-Remous et un qui prendra le temps de découvrir la municipalité grâce au sentier. Grand-Remous voit passer sur ses routes, un nombre impressionnant de touristes de l’Abitibi-Témiscamingue, des Laurentides et de l’Outaouais.

Le sentier présentement nommé Sentier de la Montagne par le comité organisateur qui s’occupe de lui faire voir le jour, est situé à un emplacement privilégié pour retenir une part de ces passants.

Viabilité du projet réfléchie

La difficulté rencontrée par plusieurs gestionnaires de sentiers est le coût d’entretien après construction. Selon André Carl du PERO, «L’entretien et la pérennité des infrastructures, c’est une préoccupation majeure chez les bailleurs de fonds».

En conséquence, la construction du sentier se fera de pair avec la nature pour éviter des constructions de bois le plus possible et des infrastructures coûteuses. Le tracé préliminaire est établi en quasi-totalité sur des terres publiques. La MRCVG a d’ailleurs autorisé le service des terres publiques intra-municipales à émettre une autorisation de construction, d’entretien et d’aménagement d’un sentier récréatif (sentier pédestre) sur le lot concerné dans la municipalité de Grand-Remous, propriété du Gouvernement du Québec, d’une longueur approximative de 1 800 mètres et d’une largeur maximale de deux mètres, et ce, pour un terme de dix ans.

Financement recherché

Pour l’entretien du sentier, la municipalité de Grand-Remous aura le choix de faire appel à ses employés réguliers mais ils pourront aussi bénéficier de l’équipe volante pour l’entretien des sentiers que le PERO met à la disposition des gestionnaires à des coûts raisonnables.

Mais la partie n’est par gagnée pour Grand-Remous selon André Carl: «Des lignes sont tendues auprès du Ministère de l’éducation, de la MRC, de Mountain Equipment, de tourisme Laurentides et même des donateurs privés». Si la pêche est bonne, l’argent entrera et le projet du sentier de la Montagne viendra ajouter une option de plus aux randonneurs et visiteurs.

«L’entretien et la pérennité des infrastructures, c’est une préoccupation majeure chez les bailleurs de fonds.» – André Carl, PERO

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Hélène Desgranges , pigiste

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