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11 avril 2019

Gestion des matières résiduelles

Partenariat entre Polytechnique Montréal et la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau

La MRC de La Vallée-de-la-Gatineau (MRCVG) rejoint un regroupement régional de l’Outaouais dans un partenariat avec la Chaire de recherche sur la valorisation des matières résiduelles de Polytechnique Montréal dans le but d’aider la recherche sur le traitement des déchets ultimes en Outaouais.

Renaud Gilraldeau , Pigiste

Comment détourner de l’enfouissement le plus de déchets possibles? Afin de trouver des solutions, la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau va faire alliance avec Polytechnique Montréal et d’autres acteurs de l’Outaouais (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).
Comment détourner de l’enfouissement le plus de déchets possibles? Afin de trouver des solutions, la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau va faire alliance avec Polytechnique Montréal et d’autres acteurs de l’Outaouais (photo: archives – Le Courant des Hautes-Laurentides).

La directrice du service de l’Hygiène du milieu et de l’Environnement de la MRCVG, Kimberley Mason, siègera au comité technique tout au long de la réalisation du projet. Le projet d’une durée de cinq ans vise à recenser les technologies disponibles dans le traitement des déchets et proposer des pistes de solution aux élus de l’ensemble de l’Outaouais.

La Chaire de recherche sur la valorisation des matières résiduelles pourra faire de la recherche sur les technologies disponibles autres que l’enfouissement et adapter ces solutions en fonction des besoins spécifiques de l’Outaouais et de son flux de matières résiduelles.

Gestion des déchets ultimes

Les déchets ultimes sont ceux qui doivent véritablement aller dans la poubelle, puisqu’ils n’ont aucun autre débouché. Le traitement de ces déchets ultimes et la valorisation des déchets qui pourraient connaître une autre fin que l’enfouissement sont des enjeux majeurs en Outaouais, puisqu’il n’y a aucun site d’enfouissement sur le territoire. «Le site d’enfouissement le plus près est à Lachute. Ça place notre région en situation de vulnérabilité et augmente les coûts pour les citoyens», déclare Kimberley Mason.

Kimberley Mason rappelle que nous faisons des choix lorsque l’on jette des choses. Certains déchets pourraient être compostés, récupérés, réutilisés ou traités dans un écocentre. En faisant l’effort d’envoyer leurs déchets au bon endroit afin de réduire les déchets ultimes, les citoyens de l’Outaouais pourraient réduire leur dépendance aux sites d’enfouissement externes et éventuellement réduire le fardeau fiscal dû au traitement des déchets.

La MRCVG fait affaire avec un site d’enfouissement privé, même si des installations comme celle de la Régie intermunicipale de la Lièvre (RIDL) sont plus près de son territoire. Kimberley Mason explique que les régies intermunicipales n’ont pas le mandat de faire des profits: «Les régies intermunicipales ont comme mandat de gérer dans le temps leurs sites au bénéfice des municipalités et de leurs citoyens. C’est pour cette raison que l’on doit se tourner vers le privé», déclare-t-elle. Elle précise que le projet de recherche pourrait permettre à la région de l’Outaouais de trouver une solution durable et à long terme qui la rendrait moins vulnérable aux sites d’enfouissements externes à la région et ainsi réduire les coûts pour les municipalités de la région.

Pour Kimberley Mason, ce projet de chaire de Polytechnique Montréal est une occasion unique pour l’Outaouais de parfaire ses connaissances et préciser les données afin de choisir des solutions pour l’avenir de la gestion des matières résiduelles en Outaouais.

«Le site d’enfouissement le plus près est à Lachute. Ça place notre région en situation de vulnérabilité et augmente les coûts pour les citoyens» – Kimberley Mason, directrice du service de l’Hygiène du milieu et de l’Environnement de la MRCVG

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Renaud Gilraldeau , Pigiste

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