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9 avril 2019

Grand-Remous

De gros travaux routiers prévus sur le chemin Baskatong

Suite à l’annonce d’investissements de plus de 160 M$ pour la région de l’Outaouais par le ministère des Transports du Québec (MTQ), d’importants travaux de réfection concernant les infrastructures sont prévus à Grand-Remous.

Kathleen Godmer , Journaliste

La mairesse de Grand-Remous, Jocelyne Lyrette, accueille avec soulagement l’annonce des travaux sur le chemin Baskatong (photo: archives – Le Choix de la Vallée-de-la-Gatineau).
La mairesse de Grand-Remous, Jocelyne Lyrette, accueille avec soulagement l’annonce des travaux sur le chemin Baskatong (photo: archives – Le Choix de la Vallée-de-la-Gatineau).

Grand-Remous bénéficiera d’un investissement compris entre 5 M$ et 10 M$ pour la réfection de chaussées et de ponceaux sur le chemin Baskatong, ainsi que pour d’autres projets plus petits.

Jocelyne Lyrette, mairesse de l’endroit, a raconté que «Le piètre état du chemin est vraiment une grosse problématique. C’est un chemin où il y a plusieurs citoyens qui y habitent et il y a aussi 11 pourvoiries. Je sais qu’ils ont fait beaucoup de plaintes. À cause de l’état du chemin, il y a eu des sorties de route, des gens qui ont brisé leur voiture ou leur roulotte, c’est très mauvais. Le problème dure depuis plusieurs années et je dirais que depuis quatre ou cinq ans, on ne faisait que les réparations de base. […] Je peux vous dire que les anciens maires ont travaillé fort là-dessus eux aussi. On est vraiment content que ça bouge enfin, c’est un bon début et par la suite, s’il y a autre chose à faire, ça va être plus facile».

Au programme: chaussées et ponceaux

Le chemin Baskatong nécessite une réfection de chaussées complète en raison de l’état déficient de celle-ci. Rosalie Faubert, conseillère en communication au MTQ-Outaouais, a expliqué en détail de quoi il est question.

Au total, le projet consiste à asphalter environ 16 km de route et à effectuer la réfection de 11 ponceaux en 2019-2020.

Une réfection de chaussées de 9,6 km, la réparation d’un ponceau et le remplacement de six ponceaux seront effectués en 2019. Le remplacement de quatre ponceaux est prévu à l’été 2019 ainsi que la réfection de chaussées, la réparation d’un ponceau et le remplacement de deux ponceaux sont prévus à l’automne 2019 pour une durée d’environ 9 semaines. Une réfection de chaussées de 6,6 km et un remplacement de quatre ponceaux seront aussi réalisés en 2020.

À l’exception du ponceau à réparer, tous les ponceaux à reconstruire dans le cadre de ce projet nécessitent des remplacements complets puisqu’ils ont tous atteint leur durée de vie normale.

Durant la réalisation de ce projet, la circulation sera maintenue en alternance à l’aide de signaleurs ou de feux de circulation.

Il ne s’agit pas d’une section de route problématique en termes d’accidents et le ministère n’établit pas de lien de causalité entre l’état de la chaussée et des sorties de route.

D’autres projets, de plus petite envergure, seront aussi réalisés dans la municipalité de Grand-Remous. Il est ici question de sécuriser des traverses pour véhicule hors route.

Comment le MTQ choisit ses projets?

Le ministère inscrit des projets à sa planification après avoir constaté des déficiences au niveau de l’état de ces infrastructures suite à l’inspection et aux analyses effectuées sur l’ensemble de ses actifs ou reçu un rapport d’enquête d’autorités compétentes ou encore s’il a reçu des demandes du milieu qui ont permis de mettre en lumière une problématique. Par la suite, chaque projet fait l’objet des études requises, afin d’identifier les meilleures solutions. Puis, le ministère priorise certains projets.

Consciente qu’il faut procéder par étape et que chaque projet engendre de gros coûts, la mairesse de Grand-Remous a tout de même confié: «C’est sûr que dans la municipalité il y a certains chemins qui seraient à refaire, mais ça coûte une fortune. Présentement, on se “dépanne”. Il y a un chemin pour lequel on devrait avoir une subvention, c’est le chemin Ste-Famille. On est allé en appel d’offres et on a reçu [les réponses]. Là, on retourne ça au MTQ et on attend des nouvelles.»

«Le problème dure depuis plusieurs années et je dirais que depuis quatre ou cinq ans, on ne faisait que les réparations de base.» – Jocelyne Lyrette, mairesse de Grand-Remous

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Kathleen Godmer , Journaliste

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