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22 février 2019

Mercedes «Go-Go» Côté participera aux Jeux du Québec

«Cette opportunité me permet de grandir»

Elle est studieuse, fonceuse et elle joue chaque semaine contre des gars au hockey. À 13 ans, elle participera aux Jeux du Québec du 1er au 9 mars avec l’équipe de hockey féminine Bantam de l’Outaouais. Voici Mercedes «Go-Go» Côté, de Kitigan Zibi Anishinabeg.

Simon Dominé , Journaliste

Mercedes «Go-Go» Côté (photo: gracieuseté).
Mercedes «Go-Go» Côté (photo: gracieuseté).

Mercedes, peux-tu nous expliquer comment tu as fait pour te joindre à l’équipe Bantam de l’Outaouais?

J’ai été invitée au test à Gatineau avant les vacances de Noël. L’entraîneur de l’équipe a communiqué avec mes parents et leur a parlé de cette opportunité. J’étais excitée, parce que je voulais me joindre aux filles avec lesquelles je joue au hockey l’été dans l’équipe féminine AAA de Gatineau.

Comment est-ce que tu t’entraînes pour bien performer aux Jeux du Québec?

Mes deux parents sont en forme physiquement. Ils m’ont appris l’importance de prendre soin de mon corps, donc de faire attention à ce que je mange, à bien dormir, à éteindre mes appareils technologiques la nuit et à maintenir une activité physique régulière. Pour le moment, je continue à jouer avec l’équipe masculine du Bantam BB au cours des parties et des pratiques régulières. Je suis un entraînement additionnel organisé par mon père le vendredi soir. Je vais aussi à la patinoire locale pour jouer au hockey avec mes amis et je pratique à la maison avec une balle de golf. J’ai également mes cours d’éducations physique à l’école.

Qu’est-ce que cela représente pour toi de participer aux Jeux du Québec en tant que joueuse de hockey pour l’équipe de l’Outaouais?

Pour moi, cette opportunité me permet de grandir et de faire du réseautage. Quand je dis grandir, je veux dire physiquement, ce qui inclus le développement d’habiletés.

Tu sembles être une excellente écolière et athlète. Tu es une adolescente et tu te rapproches de l’âge adulte. As-tu des objectifs, des rêves particuliers, que tu souhaites accomplir dans ta vie?

Dans la vie, je veux être heureuse, parce que le bonheur est la clé de la vie. Honnêtement, je peux dire qu’à ce stade de ma vie, je ne sais pas vraiment où elle me mènera et j’ai réalisé que j’ai des intérêts variés. J’aime les sports, les arts, la musique et je fais de mon mieux dans mes études. J’aime aussi voyager, prendre du temps pour cuisiner et j’apprécie énormément toutes les opportunités qui me permettent d’apprendre et de grandir. Si je suis heureuse dans ce que je fais, je pense que je vais atteindre mes objectifs et mes rêves. Pour moi, c’est la définition du succès.

Tu pratiques le tambour à main et la danse traditionnelle à Kitigan Zibi Anishinabeg: explique-nous pourquoi c’est important pour une jeune femme autochtone comme toi d’apprendre, de promouvoir et de défendre la culture anishinabe.

Ma culture anishinabe est ce qui me rend plus forte au niveau identitaire. Elle me connecte à mes ancêtres et à qui je suis vraiment. Ça signifie tout pour moi et j’ai fait de mon mieux pour grandir selon l’esprit et l’énergie de ma culture. Je ne rate aucune opportunité qui se présente pour apprendre et grandir. Je sais que c’est mon rôle de faire tout ce que je peux afin que cette magnifique culture survive. J’aime la dance, le tambour à main, le chant, la cuisine traditionnelle, apprendre les remèdes traditionnels, la chasse, la trappe, apprendre des récits, l’histoire et la langue des Anishinabe. Je collecte tout ce que je peux, car un jour, je veux moi aussi transmettre tout cela à mes enfants.

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Simon Dominé , Journaliste

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