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12 février 2019

Meurtre de James Jerome à Maniwaki le 5 juin 2016

Le troisième complice, Tristan Stevens Gagnon, a reçu sa sentence

Le 6 février 2019, au Palais de justice de Maniwaki, la juge Catherine Mandeville de la Cour supérieure a condamné Tristan Stevens Gagnon à une peine d’emprisonnement de deux ans pour sa complicité dans le meurtre de James Jerome, survenu à Maniwaki le 5 juin 2016.

Gilles C. Poirier , Pigiste-Faits divers

Tristan Stevens Gagnon a reçu sa peine le 6 février dernier pour son implication dans le meurtre de James Jerome, survenu à Maniwaki en 2016 (photo: archives – Le Choix de la Vallée-de-la-Gatineau).
Tristan Stevens Gagnon a reçu sa peine le 6 février dernier pour son implication dans le meurtre de James Jerome, survenu à Maniwaki en 2016 (photo: archives – Le Choix de la Vallée-de-la-Gatineau).

Le jeune homme de 22 ans de Kitigan Zibi avait enregistré un plaidoyer de culpabilité le 11 septembre 2018 à des accusations de négligence criminelle causant la mort.

Le tribunal a considéré que le temps de détention préventif effectué équivalait à la sentence à purger. La juge a également imposé une probation de trois ans avec suivi, 200 heures de travaux communautaires et une interdiction de posséder des armes pour une période de dix ans.

Vers 5 heures le matin du 5 juin 2016, Amik McConnini Mitchell a abattu James Jerome, 18 ans, de deux projectiles tirés à bout portants avec la carabine calibre 22 appartenant à Tristan Stevens Gagnon. Le meurtre est survenu à l’arrière d’un immeuble de la rue Cartier près de la rue Notre-Dame à Maniwaki.

Deux accusés déjà en prison

À l’issue d’un procès qui s’est tenu du 11 septembre 2018 au 26 octobre 2018 au Palais de justice de Gatineau, Amik McConnini Mitchell a été reconnu coupable de meurtre sans préméditation et condamné à une peine d’emprisonnement à perpétuité. Le 30 novembre 2018 le juge Daniel W Paquette à imposé une période minimale de dix ans d’emprisonnement avant d’être éligible à une libération conditionnelle.

Dans ce dossier Jay Axel Stevens a plaidé coupable le 17 août 2018 au Palais de justice de Gatineau à une accusation d’homicide involontaire pour son implication dans la mort de James Jerome. Il a été condamné à une peine d’emprisonnement de six ans.

Le fil des événements

Dans un document «Agreed Statement of facts» signé et déposé à la cour, Tristan Steven Gagnon a exposé les événements de la soirée.

La veille du drame, il s’est rendu à une fête en plein air à Maniwaki. Il a commencé à boire et est devenu turbulent. Il a rencontré une connaissance qui lui devait de l’argent, la discussion s’est envenimée et s’est terminée par une bagarre. Tristan Stevens Gagnon a été chassé de la fête.

Il a rencontré son frère, lui a expliqué ce qui s’était passé et lui a demandé de le conduire à l’hôpital pour soigner son bras.

Mais à la place, son frère, Jay Axel Stevens, a décidé d’aller chercher Amik McConnini Mitchell et ces deux derniers sont retournés à la fête. Une bagarre a de nouveau éclaté et ils ont été chassés.

Sur la route du retour à la maison, Jay Axel Stevens et Amik McConnini Mitchell ont discuté d’armes à feu. Ils se sont rendus au domicile de Tristan Stevens Gagnon pour aller chercher sa carabine et des munitions.

De retour à la fête, Amik McConnini Mitchell est sorti de l’auto avec la carabine, suivi de Jay Axel Stevens. Des coups de feu ont été tirés dans les airs et par la suite James Jerome a été atteint de deux projectiles.

Évaluation de l’état mental de l’accusé

Deux ordonnances ont été émises par le tribunal pour connaître l’état mental de l’accusé.

Une première évaluation a été réalisée en juin 2016 à l’hôpital psychiatrique Pierre Janet de Gatineau pour déterminer l’aptitude de l’accusé à subir son procès.

En juillet 2016, Tristan Stevens Gagnon a été évalué à une deuxième reprise à l’Institut Philippe Pinel de Montréal et cette fois-ci pour déterminer s’il était atteint de troubles mentaux de nature à ne pas engager sa responsabilité criminelle aux moments des faits.

Les experts ont conclu que Tristan Stevens Gagnon était apte à subir son procès.

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Gilles C. Poirier , Pigiste-Faits divers

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